05.11.2009
Surprise d'automne
Aujourd'hui, randonnée à côté d'Uzés, une magnifique petite ville du Gard, colonnisée par les hollandais et les anglais. Le temps est incertain. Gros paquets de nuages noirs et larges. Nappes de ciel bleu. La campagne est resplendissante. Les vignes déroulent leurs vagues mordorées le long de la route. Les platanes revêtent les mêmes tons pour créer cette harmonie apaisante d'automne. L'humeur est joyeuse, ce ne sont pas quelques nuages qui vont nous arrêter. Nous longeons l'Eure, la source qui servit aux romains à alimenter Nîmes en eau potable, via le Pont du Gard. Des familles de canards glissent sur l'eau. Ils ricanent un peu en nous voyant passer. Nous grimpons à flanc de colline. Le fond de l'air est frais mais très vite nous avons trop chaud.Arrivés au sommet nous dominons Uzés. Un peu plus loin,nous apercevons une capitelle, en forme de pain de sucre, nichée au creux d'une clairière.
Soudain, au détour du chemin, un chasseur, revêtu d'un gilet jaune fluo, posté au pied d'un arbre. Zut ! Il ne manquait plus que ça ! Nous le saluons avec une courtoisie un peu forcée, et poursuivons notre route. Cinquante mètres plus loin, une pancarte nous arrête : Battue au sanglier. Passage interdit. Rezut ! L'idée de recevoir une décharge de chevrotine ou de croiser la route d'un sanglier ne tente personne. Nous faisons demi-tour et essayons de ne pas revenir par le même chemin. Nous voici partis à l'aventure, crapahutant au hasard le long d'une montagne de gravats, traversant des vignes, longeant une maison à l'abandon, cheminant en file indienne le long d'une petite route. Une randonnée trop courte et légèrement frustrante. Mais, tout à coup, du haut d'une vigne nous apercevons une bâtisse dont la beauté m'émeut. Une sorte de petit château flanqué de quatre tours qui ressemblent à des échauguettes. Des volets rouges sur un crépi ocre. Des ouvertures de tailles diverses. Des arbres lui font un écrin. Quelle est l'histoire de ce lieu ? Qui l'a bâtit ? Quelle famille l'a aimé et entretenu ? Je n'en saurai jamais rien. Ce que je sais c'est que cet instant de découverte redonne à la randonnée le charme qu'elle avait perdu.
19:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2009
Naissance d'une vocation…
Il est relativement tôt, et déjà la maison résonnent des accords discordants que notre fils de 14 ans tente de soutirer à sa guitare. Cela fait "crin-crin" "crin-crin". Ce n'est pas très harmonieux, sauf par moments, mais qu'importe ? Il est accroché à son instrument comme un naufragé à sa planche de salut. C'est émouvant de le voir s'obstiner ainsi, penché sur le manche à six cordes, espérant que soudain le miracle aura lieu. Mettre ses doigts sur les cordes, supporter la pression légèrement douloureuse que cela produit, tenir bon, et de l'autre main gratter en essayant de produire rythme et mélodie ! Quelle gageure ! Les oreilles de l'entourage de ceux qui veulent apprendre la musique doivent se faire patientes et indulgentes. Quand les sons deviennent insupportables, mieux vaut investir dans des boules QUIES que de prendre le risque de tuer une vocation dans l'œuf !
08:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.10.2009
Good bye Mister Halloween.
Je n'en reviens pas ! On est en train de l'oublier, pour de bon ! ! ! Totalement, entièrement, heureusement !
Il est noir et orange, il trimbale à sa suite une horde de faux vampires et autres sorcières. Il célèbre de façon très morbide la fin des belles journées et l'arrivée des frimas. Il a débarqué chez nous, il y quelques années, sans crier gare, immigré jamais interpellé par la police, sponsorisé par les commerces de tout poil et il a essayé à grand renfort d'images sanguinolentes de prendre possession de nos mentalités.Vous avez reconnu Mister Halloween.
Au début, ça a marché. L'attrait du nouveau, le besoin d'une fête parée de rites inconnus de nous. L'on a vu des groupes d'enfants déambuler à la tombée de la nuit, sonner aux portes pour obtenir des bonbons avec des menaces : "Trick or treat ! " L'école du quartier a organisé un bal Halloween ( L'école n'est-elle pas laïque ? ), les grandes surfaces ont rivalisé d'ingéniosité pour que prenne la mayonnaise. Puis, tout doucement le phénomène s'est essouflé. Les rayons des supermarchés se sont fait plus petits, jusqu'à disparaître. Et cette année, veille d'Halloween, je n'ai vu aucun signe annonçant cette fête macabre, sinon une pauvre affichette, moche, proposant une soirée halloween dans un bar. Il semblerait que chez nous, Halloween soit à l'agonie. Voilà bien la seule mort dont je me réjouirai aujourd'hui !
Halloween est mort, vive Noël !
15:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





















