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<title>Bigarrures</title>
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<lastBuildDate>Sat, 05 Dec 2009 09:11:50 +0100</lastBuildDate>
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<title>C'était un petit sapin…</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (framboise)</author>
<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 09:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bigarrures.hautetfort.com/media/01/02/772533361.2.jpg&quot; id=&quot;media-2143839&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Hier nous avons acheté un sapin. Il y a longtemps que nous n'en avions pas trouvé un aussi beau. Touffu, même à la cime, des épines grasses, bien vertes, resplandissantes. Pour le moment il est encore dehors, sur la terrasse, pour lui éviter de sécher trop vite dans la maison. Je le sens tout ému de sa gloire future, lorsqu'il brillera à côté de la crèche. Certes, ce sera une gloire éphémère, et il finira tristement dans le poêle à bois. Cela, il ne le sait pas. Il a la naïveté du sapin d'Andersen qui se laissa séduire par les paillettes et les guirlandes et se crut devenu roi. Roi si vite déchu. Mais bon, ne soyons pas gronchon. Chaque médaille a son revers et moi, que voulez-vous, j'aime faire le sapin à Noël.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La crèche est une valeur sûre. Elle ne disparaît jamais, au contraire !&amp;nbsp; Elle s'enrichit tous les ans d'un nouveau personnage. Cette année, au marché de Noël, j'ai trouvé un lapin et un renard. Ils sont venus se joindre au cochon, au chat, à l'oie, et à tous les animaux qui peuplent déjà les flancs immaculés du décor. Ce dernier n'est jamais le même. C'est un de nos plaisirs que d'inventer de nouvelles manières de mettre en scène la nativité. Parfois des rochers, parfois du tissu, parfois du papier. Et les personnages n'arrivent jamais du même endroit. Durant le temps de l'Avent, on les déplace, on les met en hauteur, on les installe au bord de la rivière. Même à cinquante ans passés, cela m'amuse. Tous les matins j'allume la guirlande et je regarde. Je ne me lasse pas.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J'espère toujours,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;secrètement, qu'un jour tous ces petits santons s'animeront, pour moi, et me crieront &quot;Bonjour et Joyeux Noël !&quot;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Puis, un jour, après les fêtes, cela me prend !&amp;nbsp; L'envie de tout ranger me saisit&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;comme résonne un coup de canon&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;! Les santons retournent dormir dans leur boîte, protégés par du coton, le décor disparaît, boules et guirlandes retrouvent le fond du placard,&amp;nbsp; et la maison redevient ordinaire.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Plus que onze mois avant Noël !&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Réminiscences</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (framboise)</author>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 20:04:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bigarrures.hautetfort.com/media/01/00/349057970.5.jpeg&quot; id=&quot;media-2139629&quot; alt=&quot;images.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Tous les événements qui constituent ma vie devraient être rangés&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;par milliers&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;dans ma bibliothèque intérieure. Pourtant il n'en est rien. Les souvenirs sont des trésors enfouis qu'il me faut aller chercher au fond du puits de ma mémoire. Chaque année vécue laisse des traces plus ou moins précises. Certes il y a les événements marquants : mariage, naissances, décès, succès de toutes sortes. Ils sont comme des piliers. Mais les petites joies, un sourire, un présent, une soirée entre amis, une promenade enrichissante, ou les tristesses, le chagrin d'un enfant, une déception sans gravité, la mort d'un animal, tout cela constitue des éclats épars dans les méandres de mon esprit. Soudain, une réminiscence jaillit que je croyais disparue, un infime morceau du passé montre son visage de façon fugace. Un parfum, un goût ancien et voici, comme Proust l'a admirablement décrit, un de mes hiers qui émerge du puits. J'aimerais tant posséder en moi davantage que des bribes du passé. J'aimerais en avoir autant que les photos qui couvrent mes albums. Auraient-ils la même saveaur que ceux que je conserve jalousement mais avec parcimonie en moi ? Je n'en suis pas certaine, et pourtant j'aimerais les voir s'envoler telles des oies sauvages. Alors, comme Niels Holgersson, je monterais sur leurs ailes et regarderais d'en haut la&amp;nbsp; mosaïque bigarrée de ma vie.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La chouette hulotte</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (framboise)</author>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 07:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;img src=&quot;http://bigarrures.hautetfort.com/media/00/02/772533361.3.jpg&quot; id=&quot;media-2126291&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Depuis quelques semaines, lorsque la nuit est tombée, nous entendons résonner dans la pinède un &quot;Hou ! Hou ! Hou !&quot; très doux, un peu triste. C'est une chouette hulotte&amp;nbsp; venue établir ses pénates chez nous. Où niche-t-elle, elle qui aime les espaces creux, les cavités dans un arbre, alors qu'ici, il n'y a que de grands pins méditerranéens ? C'est un mystère. Nous ne sommes jamais parvenus à l'apercevoir.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Seul son cri,&quot;Hou ! Hou ! Hou!&quot;nous signale sa présence. Alors que plus rien ne bouge, que les tourterelles se taisent pour la nuit, que les rouges-gorges sont pelotonnés dans leur nid, la chouette hulotte hulule : &quot; Je suis là.&quot;. Les mulots et les petits rongeurs qui sortent le soir doivent frémir en entendant ce cri. Mais moi, lorsque je me réveille dans la nuit, j'aime écouter ce &quot;Hou ! Hou ! Hou !&quot; mélancolique, celui de l'oiseau qui veille tandis que je me repose.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Ecrire un conte</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (framboise)</author>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 07:28:22 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bigarrures.hautetfort.com/media/01/00/772533361.2.jpg&quot; id=&quot;media-2124059&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Hier l'atelier d'écriture a été consacré à l'invention d'un conte. Personne n'a mené son œuvre à terme pour le moment, bien évidemment. Comme chaque fois j'ai été étonnée, surprise et enthousiasmée par ce que les participantes ont écrit. Chacune avait en sa possesssion quatre éléments qu'elle avait choisis et qui appartiennent au domaine du conte, un chevalier, une ogresse, un brigand, un prince, un loup etc…Á partir de ces éléments elles ont construit des histoires totalement différentes. L'histoire d'un sapin qui rêve de porter des fleurs, celle d'un musicien qui toute l'année prépare l'apothéose de la nuit de Noël, celle d'un soldat qui avait tout perdu, et enfin celle d'une petite alsacienne orpheline. Dans chaque texte il y avait beaucoup de poésie, des images, une atmosphère qui nous donnaient envie de connaître la suite. &quot; Et après ? &quot; demandions-nous à la fin de chaque lecture. Et chacune de proposer des pistes, de suggérer une péripétie pour donner un coup de pouce à l'histoire des autres. La prochaine fois, les histoires devront, si possible, être achevées et nous travaillerons le style, le rythme des phrases, la musique des mots. Vivement la suite !&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Jour sans…</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (framboise)</author>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 15:04:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;img src=&quot;http://bigarrures.hautetfort.com/media/00/01/772533361.jpg&quot; id=&quot;media-2111091&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Il y a des jours avec, et des jours sans. Quand on tombe sur un jour sans, il ne faut surtout pas perdre son sens de l'humour ou bien choisir de se recoucher illico presto. Aujourd'hui,de toute évidence, est un jour sans. Cela s'est manifesté de façon fracassante dès potron-minet.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Je me suis réveillée la tête embrouillée et le cerveau flottant de façon désagréable dans ma boîte crânienne. J'ai préparé le café en tentant d'oublier mon mal de tête et me suis installée pour petit-déjeuner avec mon fils. Nous discutions paisiblement lorsque mon bol de café s'est fait la belle. Comme ça, sans prévenir, il m'a glissé des doigts et s'est brisé sur la table carrelée, renversant un flot de café qui a coloré mon joli pyjamas et envahi le sol. Raz de café à six heures trente et grand ménage dans la foulée. La journée a continué en me jouant des tours. Au supermarché, je glisse sur une petite goutte de je-ne-sais-quoi, et je m'envole littéralement. Je ne dois mon salut qu'à mon chariot auquel je m'accroche avec l'énergie du désespoir. En rangeant mes courses, je casse deux œufs. En vidant ma machine à laver je découvre, tous propres dans leur pochette, les papiers de mon mari au fond la cuve. Tonnerre de Brest ! Mais mieux vaut en rire car le ciel, dans sa grande bonté, ne m'est pas tombé sur la tête. C'était juste la faute à Pas de chance. Demain, c'est promis, sera un jour avec. Je tiendrai mon bol d'une poigne de fer.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Noël traîne des pieds…</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (framboise)</author>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 20:37:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #003300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;img src=&quot;http://bigarrures.hautetfort.com/media/01/02/772533361.jpg&quot; id=&quot;media-2109547&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Noël approche, lentement, très lentement à cause du temps qui se maintient à la frontière de l'été indien. Températures douces, nuages noirs qui oublient d'ouvrir leurs vannes, petites feuilles de micocouliers qui, poussées par le vent, courent sur le bitume comme une volée d'écolières.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;De temps en temps, il fait un peu plus frais. Alors, nous allumons le poêle. Les flammes se tortillent dans l'âtre. Plume, la chatte blanche s'endort en boule sur une chaise. Mais Noël reste dans le lointain. Il astique probablement ses flocons et caresse ses cristaux. Il songe aux jours de sa jeunesse, quand les cadeaux étaient simples et les menus&amp;nbsp; légers. Il faut dire qu'il se fait vieux. Pensez donc, plus de deux mille ans ! Quand il est né là-bas, dans une étable crasseuse, personne n'aurait donné cher de la suite. Et pourtant, il a traversé les siècles et les civilisations. On lui a adjoint quelques comparses, un sapin décoré avec magnificence, un Père Noël et son traîneau, treize desserts. Mais savoir que si peu de gens le connaissent vraiment, lui fend le cœur. Au fil du temps on l'a vidé de sa substance. Il était modeste on l'a affublé de clinquant. Il était sobre, on l'a gavé de foi gras et de dinde aux marrons. Il était généreux, on l'a paré d'égoïsme et d'indifférence. Alors Noël soupire. Il traîne des pieds pour venir nous rejoindre. Il dit à l'automne : &quot;Prends ton temps, rien ne presse.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;J'espère qu'il jettera un œil sur terre, et qu'il verra qu'il reste, çà et là, au milieu des orgies de dépenses et des cœurs secs, des groupes lumineux où l'on prend soin des autres, où celui qui est seul trouvera une porte ouverte, où celui qui a froid pourra venir se réchauffer. Alors Noël reprendra courage, convoquera la neige et le vent, fera chuter les températures et s'écriera : &quot;J'arrive ! &quot;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Ma petite promo…</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (framboise)</author>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 09:58:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bigarrures.hautetfort.com/media/02/02/1836984618.jpg&quot; id=&quot;media-2094976&quot; alt=&quot;couv.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Je viens de me dire que Noël approchant, je pourrais faire, comme une grande, la &quot;promo&quot; du&amp;nbsp; livre de contes de Noël, qu'un éditeur éclairé a publié sous mon nom à moi, oui oui, vous m'avez bien lue, mon nom à moi ! et pas à compte d'auteur, excusez-moi du peu…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Je vous présente donc la quatrième de couverture de ce recueil intitulé :&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;Si, par une nuit de Noë&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;l&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;… paru aux éditions Dynamots.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Des contes de Noël, vous en avez sûrement lu des dizaines. Des récits transmis par papy / mamy qu'on écoute avec plaisir, parce qu'ils nous relient à nos racines. Mais parfois, un souffle d'air frais fait du bien, même au cœur de l'hiver. Ce recueil de douze contes inédits sont tout droit sortis de l'imagination fertile d'une conteuse de notre époque. On ne changera jamais l'histoire de Noël, mais on peut en varier l'approche et trouver des applications dans la vie d'aujourd'hui.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Quelques titres, pour vous donner une idée : La démission du Père Noël - Les arbres des champs battent des mains - Un enfant dans le port - Panique à Dauzan - Le festin du loup.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a bien un âne ou deux qui se promènent dans ces contes, mais l’image d’Épinal s’arrête là. Avec chaque nouvelle histoire, le lecteur est plongé dans un monde différent : des animaux dans un zoo, un papy qui ne voit jamais ses petits-enfants, un garçon qui n’espère plus le retour de son père, un repas de fête avec des invités inattendus..&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Voici quelques extraits extraits.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'OGRE&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Gauthier était arrivé dans la région, un soir d'automne. À la première ferme où il avait frappé pour trouver du travail, la femme qui avait ouvert l'avait dévisagé, les yeux écarquillés, la bouche bée, puis, lui avait claqué la porte au nez, en poussant des hurlements terrifiants. Le même phénomène s'était renouvelé dans chaque maison. Il en avait l'habitude. Même à sa naissance, la sage-femme avait failli le lâcher en le voyant. Il faut dire qu'il était fort laid. Son visage cabossé, ses oreilles légèrement pointues, lui donnaient l'apparence d'un gnome. Néanmoins, il s'était établi dans le pays où il vivait de peu. Pour subvenir à ses besoins, il coupait du bois, pour le châtelain du pays et quelques bourgeois, peu regardants sur ses qualités esthétiques. Très vite, on l'avait surnommé &quot;l'ogre&quot; . Or, c'est un fait établi, les ogres ne vivent pas parmi les hommes. Leur fâcheuse réputation, leur physique effrayant, les obligent à se tenir éloignés de leurs semblables, dans une cabane, au coeur de la forêt. Lorsque Gauthier passait devant les maisons, les chiens aboyaient et les volets se fermaient. Parfois, on lui jetait des pierres. Les histoires les plus cruelles circulaient à son propos. Gauthier essayait de comprendre la réaction des villageois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;. &quot; Ils doivent croire que mon coeur est aussi laid que mon visage. &quot;se disait-il.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;E&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;t la haine qu'il ressentait parfois à leur égard, confirmait que les hommes avaient raison de se méfier de lui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;Un drôle de Noël&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Papi Daniel le repéra de loin. En trois enjambées, il atteignit la poubelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot; Encore un laissé pour compte, dit-il doucement. Pauvre vieux, tu dois te geler. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il attrapa le vieux poupon dont l'oeil unique semblait le supplier, et repartit du même pas alerte, en sifflotant, sans entendre le soupir de soulagement qui jaillit du fond du panier. Arrivé chez lui, il sépara le poupon des poireaux et des carottes, et l'installa sur la table de la cuisine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot; Voyons voir, murmura-t-il, voyons ce que je pourrais faire pour toi. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il le retourna dans tous les sens, comme un médecin examine un patient, puis il ajouta :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot; Bon, ce n'est pas si grave. On va arranger cet oeil, et raccrocher correctement le bras. Mais, il te faudra patienter quelque temps. Je vais avoir de la visite pour les vacances de Noël. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il attrapa le poupon, ouvrit une porte sous l'escalier, et l'envoya rejoindre l'armée d'éclopés qui séjournait là, en attendant leur résurrection. Le poupon s'abstint de protester. Il préférait le débarras à la poubelle. En plus, il avait de la compagnie, ce qui était un avantage non négligeable. Tandis que Papi Daniel s'affairait en pensant à la venue prochaine de ses petits-enfants, la cour des miracles des jouets faisait connaissance avec le nouveau venu. Le bourdonnement de leur conversation, n'était perceptible qu'à une ouïe exercée. Papi Daniel entendait parfois un murmure, mais il mettait cela sur le compte de son imagination. S'il avait tendu l'oreille, il aurait surpris des bribes de conversation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot; Un brave gars, ce papi Daniel ! Il est bien seul...Si, une fille, dans la région parisienne...Jamais de nouvelles ! Elle lui envoie les enfants pour Noël...Et blablabla, et blablabla... &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais, le poupon n'eut pas le temps d'en apprendre davantage, car la sonnette venait de retentir. Dans le débarras, chacun se tut.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;Panique à Dauzan&lt;/b&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ArticleDescriptionCourte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Timothée marchait sur le trottoir, sans même se rendre compte qu’il neigeait. Les mains enfoncées dans son anorak, il bougonnait. C’était les vacances de Noël, et il ne pourrait pas jouer avec Laura. Simplement parce que la vie à Dauzan était soumise à des règles extrêmement compliquées. Tout était en double, sauf l’école, la mairie et l’église.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lorsque Timothée allait acheter du pain, il devait se rendre chez Fougasse, jamais au grand jamais chez Flûte. S’il avait besoin de chaussures, sa mère le conduisait chez Talon &amp;amp; fils, pas au Chat Botté. Pour les fournitures scolaires, direction Super Yeur, et non Écopoint. Et tout à l’avenant. Le village était coupé en deux. Un mur invisible séparait les amateurs de chasse de leurs adversaires. Le père de Timothée, Jean Fayol, était fleuriste. Il aimait les fleurs et le chant des oiseaux. Le père de Laura, Maurice Escampette, était le propriétaire du magasin Chasse et Pêche. Il aimait l’odeur de la poudre et le civet de sanglier. Leurs boutiques étaient le fleuron de leurs partis respectifs, et il était rigoureusement interdit à Timothée et Laura de s’amuser ensemble en dehors de l’école. Voilà pourquoi le garçon avançait, le visage renfrogné, en donnant des coups de pied dans tout ce qui se trouvait sur son chemin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aux abords de l’église, il fut brusquement distrait de sa morosité. Un attroupement se tenait sur la place et contemplait le clocher. Les commentaires allaient bon train :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; — Ce sont des vandales qui ont fait ça !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; — Plus personne ne respecte rien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; — Si c’est pas malheureux de voir ça.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Timothée se renseigna.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; — Lève les yeux, petit, lui répondit monsieur Lapointe, le boucher, tu verras ce qui manque au clocher.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Timothée remarqua alors que les quatre anges de pierre qui se tenaient habituellement aux quatre coins du clocher, la fierté de Dauzan, avaient disparu. La police était déjà sur les lieux, et cherchait des témoins. Tout excité, bravant l’interdit suprême, Timothée fonça chez Laura pour lui annoncer la nouvelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Personne ne lui ouvrit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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