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02/04/2009

Parole de Géronimo

images-1.jpeg"Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l'argent ne se mange pas. " disait Géronimo, chef apache, au tout début du XX siècle. (lu dans Télérama)

Si j'étais Dieu

On se dit parfois : "Si j'étais Dieu, je n'agirais pas comme lui. Si j'étais Dieu, les enfants ne mourraient pas de faim, les couples ne se déchireraient pas, les guerres n'existeraient pas, les méchants ne gagneraient pas et les gentils seraient heureux. Si j'étais Dieu tout irait nettement mieux sur cette fichue terre. Je ne me croiserais pas les bras en me désintéressant de l'humanité ! "

En y regardant de plus près, je me dis qu'il vaut mieux que Dieu soit Dieu et pas moi ou quiconque. En effet, pour que se réalisent toutes  nos bonnes intentions, il nous faudrait nous affubler d'une petite moustache noire et d'une mèche sur le front, refuser à l'homme tout libre-arbitre et estimer que la liberté est l'idée la plus dangereuse au monde. Certes, il n'y aurait plus de guerres, plus de souffrances, mais il n'y aurait plus de choix non plus. On ne pourrait opter pour le bien, puisque le bien serait obligatoire. On ne pourrait pas choisir d'aimer puisqu'aimer serait obligatoire. Si nous étions à la place de Dieu, le monde serait plus proche de l'univers carcéral que du paradis. Les hommes seraient des marionnettes dont nous actionnerions les ficelles. La joie n'existerait plus, parce que créer et prendre des risques ne serait plus possible. "Si j'étais Dieu…" la vie serait un cauchemar. Alors, laissons Dieu être Dieu et essayons d'être les humains les plus humains possibles.